(dé)masquer les apparences

Expérience réalisée par
Ecole St André de Liège.
Cadre
scolaire et parascolaire
Public(s)
enfants (maternelle/primaire).
Thème(s)
nature / biodiversité, art.
Mots clés
primaire, culture, multi-culturalité, nature, bricolage, biodiversité.
Date & durée de réalisation
2011.
Lieu de réalisation
Province de Liège (4020).

Description de l'expérience

En cette belle journée d’été, les enfants de l’école Saint-André se baladent à Liège.

Entre les pavés ou dans les champs, ils croisent petites bêtes et grosses choses, qui se cachent ou qui s’affichent, qui sont « mimetiche » (de l’italien : « camouflées », « mimétiques ») ou qui se distinguent de leur environnement. La balade, proposée par Stéphane Noirhomme, guide-animateur nature, est rythmée d’activités visant à se révéler à l’autre et à soi, chacun à sa manière, à interroger les apparences. En point d’orgue, chaque enfant reçoit un masque en carton, sur lequel il colle des éléments de ce qui l’entoure, picorés dans l’herbe, dans les arbres, au sol... Les enfants se prennent (presque) tous au jeu, décorant leur masque de nature. A eux maintenant de choisir d’être « mimetico » ou non, de décorer et porter ce masque pour être confondu dans le paysage ou pour être vu. Un masque qu’ils ont rendu singulier chacun à leur manière, avec et dans la diversité. La diversité des personnalités, des histoires. La diversité dans la nature également, et l’utilisation que ces enfants font de cette biodiversité, de ces couleurs, de ces formes, de ces odeurs. La diversité des origines aussi. Parce que, petit détail, 34 nationalités différentes se côtoient parmi les quelque 300 enfants que compte l’école Saint-André. Certains sont « primo arrivants », ils sont arrivés il y a peu et leurs parents sont en attente de régularisation. D’autres sont nés ici de parents issus de l’immigration. « Je ne me focalise pas sur cette différence de nationalités, explique James Specht, instituteur. Les préoccupations sont davantage liées à leur vécu, leur histoire. Cette diversité n’est ni un appauvrissement, ni un obstacle. Bien au contraire, cette réalité qu’ils vivent au jour le jour, c’est une ouverture sur le monde. Ils apprennent à vivre ensemble en élargissant leurs horizons. Ce terreau riche sert de levier pour leur formation intellectuelle et humaine. »

Céline TERET

Sources

Magazine Symbiose n°91: Nature & cultures plurielles

pdf

(Dé)masquer les apparences (PDF)


Indicateurs

Autres informations liées à cette expérience :

Plus d'infos
  • Contact:

école.saint.andre@skynet.be
www.ecolesaintandre.asso-web.com


Partenaire(s)
Stéphane Noirhomme.

Vous avez des questions ? Vous désirez nous faire part d'une expérience que vous avez réalisée ?
Contactez notre service d'infos : info@reseau-idee.be