A Ath, 2030 c'est aujourd'hui

Expérience réalisée par
Ath en Transition, Maison culturelle d'Ath.
Cadre
socio-culturel (associations: sport., cult., environ.,...), professionnel (entreprises, organisations, commerces, syndicats,...)
Public(s)
adultes, tous publics - famille.
Thème(s)
citoyenneté, environnement - généralités.
Mots clés
social, environnement, potager communautaire, citoyenneté, alimentation, potager, Agenda 21, développement durable, culture.
Date & durée de réalisation
2012.
Lieu de réalisation
Province du Hainaut (7800).

Description de l'expérience

Quelles actions mettre en place pour préparer le futur sur le territoire de Ath ? Ces questions et leurs réponses dépassent de loin les couloirs de l’Hôtel de Ville. Elles sont portées par les habitants eux-mêmes. Que ce soit par un groupe de bénévoles athois appelé « Ath en transition » ou par les activités de la Maison culturelle.

 Josué Dusolier travaille ma terre d'un potager collectif, à un jet de pierre de Ath."On a lancé il y a trois mois, en respectant les principes de la permaculture, une façon de cultiver en travaillant avec la nature et non pas contre elle. On est seulement en phase de préparation. On a semé quelques graines. Certaines germent déjà. Là il y aura des courges, ici du basilique ». Ils sont une dizaine de citoyens à s’être lancés dans cette aventure potagère. Animés par l’envie de manger sain et local, d’apprendre et de partager les savoirs. Une façon aussi de se préparer à vivre sans pétrole. Car il devient rare, cher et qu’il pollue. « On sait qu’à l’avenir on devra produire nous-mêmes, localement, donc on s’y met déjà. ». Josué appelle cela « préparer la transition », du nom du mouvement des « villes en transition » né en Angleterre il y a 5 ans, et qui a généré des milliers d’initiatives à travers le monde. Un mouvement qu’il résume en trois mots : « résilience », « relocalisation » et « transition intérieure ». « La résilience, c’est améliorer notre capacité à faire face aux crises qui arrivent : fin des énergies fossiles bon marché, changements climatiques, crises économiques et sociales... Face à ces enjeux, de nombreuses études montrent qu’il va falloir relocaliser. Certains estiment qu'il faudra produire localement 80% de notre nourriture, idem pour l’énergie et les matériaux de construction. Enfin, la transition intérieure, c’est changer notre vision du monde, notre culture. Passer à un développement plus qualitatif que quantitatif. Pour parvenir à ce changement, les arguments rationnels scientifiques sont connus mais ne suffisent pas. Il faut travailler les émotions, le vécu positif, par l’action et l’éducation. »

  • Ath en transition

Pour traduire tout cela dans les faits, Josué a lancé avec d'autres « Ath en transition », un groupe composé de citoyens athois qui se réunit chaque mois, depuis septembre 2010, pour « Sensibiliser et se mettre en projet vers un avenir préférable au présent ». Parmi les activités mises sur pied par cette trentaine de bénévoles, il y a le potager collectif, mais aussi des projections de films suivies d'échanges pour informer sur les défis énergétiques, économiques, climatiques... ainsi que sur les solutions que nous pouvons y apporter au niveau local ; ou encore des soirées thématiques et ateliers pratiques allant de « Pourquoi et comment construire une vision positive de l'avenir? » à « Comment faire du pain et des conserves ? ». « On est ouvert à toutes les bonnes idées et bonnes volontés. Nous voulons montrer un futur possible et attractif, insiste Josué, psychologue de formation. En ne montrant qu'une vision apocalyptique aux gens, on ne leur donne pas les moyens d’en sortir. »
Tout récemment, « Ath en transition » a reçu une aide financière, dans le cadre de l’appel à projets « Athois, défricheurs du durable » lancé par la Maison culturelle d’Ath. De quoi lancer en septembre le projet « Rues et quartiers en transition » qui invite les habitants d’un même quartier à se réunir pour faire des économies, poser des gestes positifs pour

la nature au travers d’actions simples et peu coûteuses. Une démarche qui se veut participative et émergente. « Ce sont les gens qui décideront des actions et répondront à la question “Qu’est-ce que je peux faire avec mes voisins ?”. L’idée est de susciter les initiatives et qu’elles deviennent autonomes. Que les gens s’éduquent l’un l’autre, explique Josué Dusoulier. Nous leur apporterons juste un soutien, en leur proposant notamment un processus organisé en sept rencontres, chez eux, selon une démarche qui a déjà été éprouvée dans d’autres villes en transition. »

  • Comment sera Ath en 2030?

Maison culturelle d’Ath s’est investie dans l’Agenda 21 de la commune dès son démarrage et y fait remonter les paroles et actions citoyennes. Ayant fait du développement durable l’un de ses axes prioritaires pluriannuels, elle a ainsi lancé de septembre 2011 à mai 2012 de nombreuses initiatives de sensibilisation autour de l’avenir de Ath. Elle a appelé cela « Ath 2030 ». Au programme : un « grand ramassage de peurs » à propos de 2030, auprès de 2500 personnes, des angoisses recyclées ensuite en spectacle ; des interventions artistiques ; des conférences-débats ; un concours de nouvelles et de dessins sur « Ath en 2030 » auprès des écoles athoises ; imaginer des « jardins du futur » avec les élèves de deux écoles d’art... « L’objectif est d’aider les habitants à se projeter dans l’avenir d’Ath, de se poser la question des enjeux de demain, sur base des peurs mais aussi des désirs, de ce qu’on veut voir changer. Pour cela on va puiser dans toute la palette des outils culturels et artistiques », résume Engelbert Petre, animateur-directeur de la Maison culturelle. Tout cela alimentera, évidemment, l’Agenda 21 de la Ville. Tout comme la dernière action en date, l’appel à projets « Athois, défricheurs du durable », mené en partenariat - mais en autonomie - avec la commune. « Là, on se situe davantage comme des accompagnateurs d’initiatives. L’idée était que les habitants sensibilisent autour d’eux, par leurs actions concrètes. Qu’on puisse aussi faire le lien entre la Ville et le citoyen », explique Valentine Coppens, animatrice. Parmi les « défricheurs » de cette année : « Ath en transition ».

Sources

Magazine Symbioses n°95: Education à l'environnement dans les communes.

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Ath (PDF)


Indicateurs

Autres informations liées à cette expérience :

Plus d'infos
  • Contact

Ath en Transition
068 75 11 21
http://athentransition.over-blog.org

Maison culturelle de Ath
068/ 26 99 99
www.mcath.be


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