À la colla'soupe !

Expérience réalisée par
École St Joseph Boondael (Etabl. scolaire).
Cadre
scolaire et parascolaire
Public(s)
enfants (maternelle/primaire).
Thème(s)
alimentation.
Mots clés
primaire, alimentation, gaspillage, collation, gaspillage alimentaire, déchet.
Date & durée de réalisation
2013.
Lieu de réalisation
Région Bruxelloise (1050).

Description de l'expérience

Servir la soupe à 10h00 plutôt qu’à midi? C’est l’une des initiatives mises en place à l’école Saint-Joseph Boondael. À bord d’un chalet soupe, le potage prévu à midi est servi aux élèves du 3e cycle du primaire, lors de la collation matinale

Dans un chalet installé au milieu de la cour de l’école, Geoffroy sert de la soupe aux nonante élèves du 3e cycle de l’école Saint-Joseph Boondael. Tous les mardis et jeudis, en file devant la maisonnette, les enfants attendent leur tour, un gobelet réutilisable de couleur en main.

  • Réduire le gaspillage alimentaire

« L’idée est venue d’un groupe de parents d’élèves car nous avions remarqué que les enfants mangeaient très peu à midi ou ne terminaient pas leur repas », explique Marc Decastiau, directeur de l’école Saint Joseph Boondael.

Déplacer l’heure de la soupe : telle fut la solution proposée aux élèves du 3ème cycle. Deux fois par semaine, le potage est servi à 10h00 plutôt qu’à midi. L’objectif ? Réduire le gaspillage alimentaire, mais aussi améliorer la santé des élèves en remplaçant les collations sucrées par un bol de soupe.

  • Encourager une alimentation durable

L’expérience a débuté en février. Au menu? Des légumes frais et de saison mixés en un potage d’une douzaine de litres pour encourager une alimentation saine et durable à l’école. « Dans la réflexion avec les parents, nous voulions promouvoir des soupes attrayantes et naturelles, explique Marc Decastiau. Une soupe bio aurait fait exploser le budget, donc nous avons privilégié des soupes de légumes locaux et de saison. »

Dans un 2e temps, la direction a décidé de maintenir cette collation, mais en se fournissant directement auprès de son traiteur habituel afin qu’elle ne constitue pas un coût supplémentaire pour les parents. Ainsi, le fournisseur de repas chauds livre l’école avant la récréation en prévoyant deux conditionnements différents (soupe et repas).

Quant à la soupe, l’école insiste auprès de son traiteur pour qu’elle soit composée à partir de légumes frais et de saison. « Même si ce n’est pas toujours le cas, notre réflexion est permanente. » En outre, à l’heure actuelle, cette solution n’engendre aucune dépense supplémentaire pour les parents, le coût du potage étant intégré au prix du repas chaud et du pique-nique. du potage au prix du repas chaud ou du pique-nique.

  • Diminuer la quantité de déchets

Dans le même élan, l’école souhaite réduire la quantité de déchets générés par les emballages des collations individuelles. Pour atteindre cet objectif, elle a investi dans du matériel réutilisable : un chalet, des gobelets à anse, une casserole et une louche. Les avantages ? Le réfectoire n’est pas occupé, les ustensiles de la cuisine ne sont pas réquisitionnés et l’école compte sur les surveillants de la récréation pour veiller au bon déroulement de la distribution de la soupe, elle-même remise entre les mains de deux bénévoles.

Mais au-delà des aspects logistiques, l’établissement souhaite réduire le poids de ses poubelles. « Nous accordons une importance primordiale à la réduction de déchets et la soupe à 10h00 est un moyen d’y parvenir », explique le directeur qui compte sur l’effet de « contagion » de l’initiative. Ainsi, le jour de la colla’soupe, les enfants n’apportent plus de collation. Moins de berlingots et d’emballages atterrissent dans les poubelles de l’école et la cour reste propre.

  • Etendre la colla’soupe à toute l’école

Actuellement, seuls les élèves du 3e cycle bénéficient de la soupe à 10h00, ce projet pilote étant plus compliqué à mettre en place pour les maternelles, moins autonomes. Mais à terme, l’école souhaite étendre cette initiative à tous les élèves, maternelles y compris.

Reste encore à mener une enquête interne pour évaluer plus précisément les économies qu’elle engendrera… Et proposer aux parents de réinjecter cet argent dans une soupe aux saveurs d’antan et d’une qualité supérieure.

Mais en attendant… À la soupe !  

 

Sources

Fiche "expérience des écoles " sur le site Internet de l'IBGE

Subsidié par

Région de Bruxelles-Capitale, Communauté française

Indicateurs

Autres informations liées à cette expérience :

Plus d'infos

Une économie pour les parents

108 euros (ou 36 euros) : c’est approximativement le coût d’une collation de marque (ou à prix discount), deux fois par semaine, durant un an. C’est aussi le montant qui peut être épargné par les parents dont les enfants mangent leur soupe à 10h00, plutôt qu’à midi, et ce, deux fois par semaine, pendant un an.

Des aides à disposition des écoles

  • Un groupe de parents d’élèves a déposé un dossier lors de l’appel à projet de Bruxelles Environnement. ␣ Le budget alloué dans ce cadre a permis à l’école d’acheter un chalet, du matériel    réutilisable    (gobelets, casserole et louche) et du potage durant un trimestre.
  • Parallèlement, l’école a bénéficié des conseils de l’asbl Tournesol qui accompagne les écoles dans la mise en place de ce type de projets http://www.tournesol-zonnebloem.be
  • Lors de la journée organisée par l’asbl Tournesol, les élèves ont suivi une animation sur les potagers et ont cuisiné leur propre soupe.

Partenaire(s)
Tournesol - Zonnebloem, Bruxelles Environnement / IBGE - Service Info.

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