3 initiatives citoyennes pour investir la rue

Expérience réalisée par

Cadre
socio-culturel (associations: sport., cult., environ.,...), professionnel (entreprises, organisations, commerces, syndicats,...)
Public(s)
adultes.
Thème(s)
milieu urbain, citoyenneté.
Mots clés
milieu urbain, publicité, éco-consommation, espace public, art, culture, végétalisation, art urbain.
Date & durée de réalisation
2016.
Lieu de réalisation
(0).

Description de l'expérience

Affiches, panneaux, écrans... Pour lutter contre l'invasion de la publicité....
Tricotag et tag en mousse...
Rue réservée à tous....

  • Espace public... sans pub

Affiches, panneaux, écrans... La publicité s'étale en rue, dans le métro, dans les gares, tels les stigmates d'une société nous invitant sans cesse à (sur)consommer. Pour lutter contre l'invasion de la publicité dans l'espace public, des citoyens se mobilisent. du détournement au recouvrement de pubs, les moyens d'actions se veulent diversifiés et créatifs.

Lors de la Conférence pour le climat à Paris en 2015, le collectif anglais Brandalism (www.brandalism.org.uk ) a par exemple placé clandestinement dans des espaces publicitaires de la capitale française 600 affiches détournées. Ces oeuvres d'art non autorisées soulignaient les liens entre la publicité, le consumérisme, la dépendance aux énergies fossiles et le changement climatique.

 En Belgique aussi, des citoyens se rassemblent pour mener des actions, en différents lieux. Le collectif bruxelloiz Espaces publics sans publicité (www.sans-pub.org ) s'est constitué il y a un peu plus d'un an. "Marre des panneaux vidéos, de la pub à la radio, du sexisme et du contenu de certaines publicités, les raisons qui nous ont amenés à nous rassembler sont multiples, explique Héloïse, membre du collectif. Certaines personnes ont de l'expérience dans le domaine de la société civile militante, d'autre pas du tout." Le collectif vient de lancer une pétition contre les panneaux publicitaires vidéo de la ville de Bruxelles. N'hésitez pas à en faire la pub !

CT

  •  Rue réservée à tous

Tous les ans, le 3ème week-end de septembre, des citoyens et activistes des quatre coins du globe transforment temporairement des places de parking payantes en espaces végétalisés, artistiques et conviviaux. C'est le PARK(ing) Day.

Tous les ans, le 3ieme week-end de septembre, des citoyens et activistes des quatre coins du globe transforment temporairement des places de parking payante en espaces végétalisés, artistiques et conviviaux. C'est le PARK(ing) Day. Plutôt qu'une voiture, ces 8m2 accueillent ici un barbecue, là une bibliothèque de rue, un atelier de réparation de vélo ou un concert. L'imagination est au pouvoir ! Chacun peu participer et faire connaître son action via www.parkingday.org .

Dans le même esprit, il est possible de réserver sa rue aux jeux en la fermant à la circulation motorisée, l'espace d'une journée ou d'une soirée, ponctuellement ou de façon récurrente. Le temps d'une pétanque ou d'un pique-nique entre voisins. C'est même prévu dans le code de la route (info sur www.ieb.be >dossiers ). Au-delà de la possibilité - vitale - de jouer à l'extérieure, la rue réservée au jeu permet aux habitants de se recontrer, de créer du lien et de la convivialité. C'est surtout l'occasion de remettre en question la place occupée par la voiture dans nos villes, de réfléchir au partage de l'espace public et d'imaginer de nouveaux usages urbains.

CD

  • Tricotag et tag en mousse

De Namur à Ixelle en passant par Madrid ou Londres, le Yarn Bombing, ou tricot urbain, envahit les villes. Le concept est simple : habiller arbres, lampadaires et autres bancs publics de tricots coloré, patiemment confectionnés par des habitants inspirés.

De Namur à Ixelle en passant par Madrid ou Londres, le Yarn Bombing, ou tricot urbain, envahit les villes. Le concept est simple : habiller arbres, lampadaires et autres bancs publics de tricots coloré, patiemment confectionnés par des habitants inspirés. Une façon de ne plus laisser l'aménagement urbain aux mains des seuls tecniciens et décideurs, d'offrir une place au bricol'art et à la participation citoyenne. A namur, en 2014, à l'initiative du service Culture de la Ville, ce sont ainsi des centaines d'habitants qui se sont retrouvés autour de tables de tricot, dans des cafés, des écoles, des maisons de repos ou chez des particuliers. Six mois de "tricollectif" pour un mois d'expo, à ciel ouvert. De quoi tisser des liens sociaux avec des fils tout en colorant la ville.

A Namur toujours, dans le rayon "je m'approprie l'espace public de façon 100% écologique", il y a aussi le graffiti végétal. Pas de peinture, juste de la nature : de la mousse végétale, du yaourt, de l'eau et du sucre. Un collectif d'artistes, Namur Garden (www.facebook.com/NamurGarden ), végétalise ainsi les murs de la capitale wallonne. Si la pratique est le plus souvent illégale, en Suisse, le comté de Jura en a décidé autrement. Il a opté en novembre passé pour une campagne de communication en mousse. De quoi végétaliser les panneaux publicitaires.

CD

Sources

Symbioses n°113: La rue est à nous !

Indicateurs

Autres informations liées à cette expérience :

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