L’intervision, une façon d’avancer

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« Dans nos animations, on constate que des enfants ont l'impression que la terre va exploser, ça revient souvent », témoigne une animatrice en éducation à l'environnement. « Quand on aborde les changements climatiques, j'ai souvent face à moi des jeunes qui semblent désorientés, d'autres en colère, d'autres encore complètement indifférents. Comment faire avec toutes ces émotions ? », lâche une autre. D'autant que l'éducateur ou l'enseignante est aussi empreint·e d'émotions.

Pour dénouer ces émotions et questionnements pédagogiques, la dernière journée consistait à partir de cas concrets vécus par les participant·es. « Pouvoir déposer ses émotions dans certains lieux, partager avec d'autres qui peuvent vivre les mêmes réalités, ça aide à réguler ses émotions, à enrichir sa boîte à outils de façons à pouvoir réagir », constate Benoît Galand, qui suggère aux équipes éducatives de s'y entraîner.

Comment ? Par exemple par des exercices d’Intervision, en sous-groupe de 3-4 personnes : suite à l'exposé d'une situation par une participante, il s'agit d'abord de bien comprendre le contexte. Ensuite, chacun·e répond à cette question : « Moi, à ta place, je me sentirais... ». Cela permet d'identifier, comprendre et exprimer ses émotions. De voir que les miennes ne sont pas celles de mon voisin. Enfin, dernier tour : « Moi, à ta place, je ferais ». Il s'agit de proposer des pistes, afin de réguler et d'utiliser les émotions en présence pour d'autres façons de faire. Identification, compréhension, expression, régulation, utilisation : nos cinq compétences émotionnelles. Un chantier permanent.

Découvrez ici un exemple vécu par groupe (pdf)

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