Solvants et wifi non admis

Expérience réalisée par
INSTITUT D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE SAINT-LUC LIÈGE (Etabl. scolaire).
Cadre
scolaire et parascolaire
Public(s)
jeunes.
Thème(s)
santé, art.
Mots clés
santé, art, air, onde, bien-être, GSM.
Date & durée de réalisation
2019.
Lieu de réalisation
Province de Liège (4000).

Description de l'expérience

Dans une école d’art, peintures et encres riment bien souvent avec solvants et produits polluants. L’Institut Saint-Luc, école secondaire liégeoise, a pris le problème à bras le corps. De même que celui des ondes électromagnétiques

A l’Institut Saint-Luc, école secondaire d’art située à Liège, les élèves s’essayent à la sérigraphie, à la gravure ou encore aux techniques d’impression. Les solvants y sont partout présents. Ou plutôt « étaient » présents, car depuis quelques années, l’école technique fait tout pour s’en passer. Pour la santé des élèves et celle des profs. Par souci environnemental aussi. « Comme nous utilisons désormais des encres à l’eau, nous n’avons plus besoin de produits contenant des solvants pour nettoyer le matériel, explique Bernard Louis, chef d’atelier. Nous optons pour des peintures beaucoup moins nocives qu’avant. Les élèves aiment aussi travailler avec les peintures en spray. Il en existe à base d’eau, mais elles sont plus chères. Du coup, l’école paie la différence. »

Du côté des produits d’entretien, un travail de rationnalisation a été mené avec le conseiller en prévention et le personnel du service technique. Des produits de nettoyage moins nocifs et plus écologiques occupent les étagères, réduites au minimum nécessaire.
Histoire de poursuivre dans cette voie, l’école s’est récemment inscrite dans la dynamique d’Agenda 21 scolaire proposée par l’asbl Coren afin d’améliorer plus globalement la qualité de l’environnement et le bien-être à l’école. « Prendre part à ce programme nous permet de booster encore un peu plus les projets déjà mis en place et d’avoir une supervision et un regard extérieur, poursuit Bernard Louis. Au-delà des questions de santé, c’est l’occasion de travailler tous ensemble sur l’environnement. »

  • No GSM, no wifi

Autre originalité, l’Institut Saint-Luc œuvre à limiter l’impact des ondes électromagnétiques entre ses murs. Le credo « No GSM, no wifi » est né lorsqu’un enseignant s’est avéré être électrohypersensible. « L’école est entourée d’au moins 10 antennes relais, souligne Bernard Louis. Des analyses basses et hautes fréquences ont montré qu’on est constamment bombardés d’ondes. » Depuis lors, le câblage filaire est de mise presque partout dans l’école. Cela n’empêche pas d’utiliser les nouvelles technologies, indispensables dans la formation des élèves, notamment en photographie et en infographie.

A l’entrée des classes et ateliers, des paniers accueillent les téléphones portables des élèves, éteints ou en mode avion. « Les ondes électromagnétiques sont abordées au cours de sciences du 3e degré, ce qui permet aussi aux élèves de mieux comprendre notre démarche. » Le chef d’atelier souligne encore :

« Notre objectif de départ était de respecter au maximum le principe de précaution, mais on s’est vite rendu compte que les moments passés sans téléphone portable permet-tent aussi aux élèves de se déconnecter et de se consacrer pleinement à la tâche scolaire. »
Si l’Institut Saint-Luc fait rempart aux ondes, les bonnes idées, elles, se propagent : d’autres écoles du quartier s’en sont inspirées !
C.T.

Indicateurs

Autres informations liées à cette expérience :

Plus d'infos
Contact : Saint-Luc secondaire Liège - 04 232 99 80 -
 http://louvrexpo.be/web/
Partenaire(s)
COREN.

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