A l’académie du zéro déchet

Expérience réalisée par
Zero Waste Belgium.
Cadre
scolaire et parascolaire, socio-culturel (associations: sport., cult., environ.,...), collectivites (homes, ateliers proteges, hopitaux, habitats,...).
Public(s)
jeunes.
Thème(s)
déchets.
Mots clés
recyclage, déchet, réutilisation, gaspillage, jeune.
Date & durée de réalisation
2020.
Lieu de réalisation
Région Bruxelloise (1000).

Description de l'expérience

Pour conscientiser un large public à la réduction des déchets et du gaspillage, l’association Zero Waste Belgium allie théorie et ateliers pratiques de fabrication d’objets réutilisables et de produits du quotidien. Son pôle Academy s'adresse plus particulièrement à la jeunesse, en milieu scolaire et extrascolaire. Eva Zago, de Zero Waste Academy, nous en parle.

  • Concrètement, que propose Zero Waste Academy aux milieux scolaire et extrascolaire ?

Avant de commencer, on sonde l’école ou l’organisme sur ses attentes et sur ce qui a déjà été mis en place en matière de zéro déchet. Tous les contextes sont différents, mais en général, nos animations se déroulent en deux temps. On apporte d’abord des éléments théoriques, selon les attentes de l’école, en interrogeant les élèves : pourquoi parle-t-on de zéro déchet ? Quels sont les enjeux ? Quels sont les problèmes liés aux différents types de déchets ? Comment est fait le plastique, le papier… ? Quels impacts sur l’environnement, sur notre santé, sur les animaux... ? On utilise des images, illustrations et capsules vidéo. Au fil de la discussion, les jeunes sont amené·es à prendre conscience de leurs connaissances, à les exprimer et à les questionner. Dans un second temps, on propose des ateliers pratiques adaptés aux différents âges. L’idée est d'apporter des solutions concrètes pour réduire les déchets. Là encore, on part des attentes exprimées. Si, dans une école, l’envie est d’agir sur les collations, on proposera par exemple un atelier bee's wrap [ndlr : emballage en coton enduit de cire d'abeille], qui est une alternative réutilisable au film plastique et à l'aluminium. Les ateliers de confection de shampoing, gel douche et déo sont très prisés par les mouvements de jeunesse, surtout à l'approche des camps. On propose aussi des ateliers de fabrication de dentifrice, de tawashi [ndlr : éponge réalisée à partir de chaussettes] ou encore de furoshiki [ndlr : emballage cadeau avec un foulard].

  • Passer par des ateliers pratiques, c'est essentiel dans une démarche de sensibilisation ?

Ces ateliers rendent les choses palpables et tangibles. Les enfants et les jeunes ramènent à la maison l'objet ou le produit fabriqué pour l'utiliser dans leur quotidien ou celui de la famille. Les enfants font alors découvrir à leurs parents ces pratiques parfois inconnues. Le but est aussi que la technique découverte donne envie aux jeunes d'aller voir plus loin. Certains ados, par exemple, commenceront à suivre des bloggeurs ou youtubeuses zéro déchet. Nous, on sème une graine. Ensuite, se créent une conscience et un investissement citoyens.

  • Au départ d'un éco-geste individuel appris en atelier, comment inviter à passer à un enga-gement plus collectif, voire politique ?

L'engagement collectif ou politique s'immisce dans le partage. Quand un enfant apprend à emballer des cadeaux sans déchets, à l'aide d'un foulard, il l'apporte à un·e ami·e qui découvre la technique, récupère le foulard et une boucle de partage s'instaure. Au départ du cartable, on peut aussi décider de s'échanger et de se prêter du matériel scolaire, plutôt que de chaque fois en acheter du neuf. Même chose pour les jouets. Un respect mutuel s'installe, de l'entraide se crée.
Notre passage dans une classe peut aussi impulser ou poursuivre une dynamique zéro déchet impliquant toute l'école. Avec les plus âgé·es surtout, notre animation permet d'amorcer un raisonnement plus large, sur l'alimentation durable, la production locale, le respect des animaux, de la faune et la flore, ainsi que sur la remise en question des principes du capitalisme et de la société de consommation. Ces questions sont d'ailleurs souvent amenées par les jeunes eux-mêmes. Ils s'interrogent sur le secteur industriel, producteur de déchets. Sur l’acte d’achat aussi. Certain·es jeunes remettront alors en question ce système et décideront, par exemple, de boycotter certaines marques ou d’acheter moins. Les sensibilités diffèrent, chacun·e agira à sa manière et à son échelle.

Propos recueillis par Céline Teret

Sources

Magazine Symbioses "Zéro déchet" à télécharger gratuitement  

Indicateurs

Autres informations liées à cette expérience :

Plus d'infos

Grâce à ses bénévoles, Zero Waste Belgium répond également aux demandes des citoyen·nes, institutions publiques et entreprises. Parmi ses activités, des conférences, des ateliers, des visites…

Contact : info@zerowastebelgium.org - www.zerowastebelgium.org


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