Bons plans de consomm’acteurs

Expérience réalisée par
écoconso (A.S.B.L.), Nature et Progrès Belgique (A.S.B.L.).
Cadre
socio-culturel (associations: sport., cult., environ.,...), professionnel (entreprises, organisations, commerces, syndicats,...)
Public(s)
adultes, tous publics - famille.
Thème(s)
éco-consommation, alimentation.
Mots clés
social, éco-consommation, alimentation, alimentation bio.
Date & durée de réalisation
2010.
Lieu de réalisation
Province de Namur (5000).

Description de l'expérience

Apprendre à décoder les étiquettes lors de ses courses au supermarché, s’abonner à des paniers de légumes bio ou faire partie d’un groupe d’achat solidaire : les consommateurs ouvrent la voie d’une autre alimentation.

Comme plus de 80% de la population, madame Falke fait l’essentiel de ses achats alimentaires en grande surface. Et comme la majorité des consommateurs, elle « regarde surtout au prix, à la qualité et au goût. Mais je voudrais connaître ce qu’il y a derrière les produits. Je veux savoir ce que je mange, et bien manger », nous glisse-t-elle. Pas étonnant, dès lors, de la retrouver ce lundi soir dans les travées d’un hypermarché namurois, pour une visite guidée par l’asbl écoconso, dans le cadre de la campagne « Les étiquettes sans prise de tête ». Planté devant le rayon légumes, Renaud De Bruyn, l’animateur, interroge le petit groupe de femmes : « Vous devez acheter des carottes : lesquelles allez-vous choisir ? ». « A peser, elles sont moins chères et comme ça je paie juste ce qu’il faut », répond une sexagénaire. « Les bios, si elles sont belges », enchaîne sa copine. Et Renaud de prodiguer quelques trucs à la sauce écoconso : comparer les prix au kilo, privilégier les produits de nos régions, faire attention à la date d’emballage et de péremption, reconnaître les labels.

Les consommateurs et leur guide partent alors explorer les oignons, importés de Chine. « J’en ai trouvé qui viennent de Belgique », lance une dame qui lit une affichette du magasin. Avant de se rétracter : « Ah non, il est marqué Hollande sur l’étiquette du produit ». Au guide, indulgent, d’expliquer que les supermarchés doivent parfois s’approvisionner loin, car pour eux l’important est de pouvoir offrir ce produit toute l’année et à un prix compétitif. Puis au groupe de passer à côté des ananas et d’aborder la question du mode de transport. De s’arrêter devant les bouteilles d’eau pour parler consigne, recyclage et bienfaits de l’eau du robinet. D’admirer un rayon entier consacré à une marque de soda mondialement connue, pour parler light, matraquage publicitaire et positionnement des produits. De montrer à ces grands-mères les secrets de la soupe en boîte et autres plats préparés. Loupe à la main, lunettes sur le nez, les participantes ouvrent de grands yeux : exhausteur de goût, glutamate, additifs… « C’est logique, ça doit pouvoir se conserver beaucoup plus longtemps. Ça peut dépanner, mais quand on peut, il vaut mieux éviter. Les produits frais sont meilleurs et généralement moins chers », conseille Renaud, qui renvoie à sa brochure pour connaître la liste des ingrédients à éviter2. Et madame Falke de conclure : « Il faut prendre son temps pour faire ses courses. Tout ce à quoi il faut penser ! »


Christophe Dubois

Avis & Conseils pédagogiques

Autres infos

  • Les paniers de légumes comme alternative

François Poncelet, jeune père de deux enfants, a abandonné l’an passé les légumes du supermarché pour leur préférer ceux d’un agriculteur de la province. Tous les quinze jours, il va chercher son panier à 12,50 euros, préparé et livré dans un point de dépôt proche de chez lui. Pas besoin de lire les étiquettes : tous les légumes sont bio, de saison, et François connaît le maraîcher.

« Côté positif, cela fait vivre un de nos agriculteurs, ce sont des produits de qualité, avec plus de goût, témoigne-t-il, avant de tempérer : On n’a pas le choix de ce qui sera dans le panier. En hiver, ce sera donc moins varié. Le plus compliqué : changer nos habitudes, s’organiser. Il faut aussi apprendre à cuisiner des produits frais moins connus, mais on trouve toutes les recettes sur internet. »

CD

En savoir plus : Nature et Progrès et son Biottin alimentaire, qui présente toutes les adresses bio de chez nous (commerces, mais surtout fermes, maraîchers, marchés, paniers, groupes d’achats, etc.) - 081 30 36 90 - téléchargeable sur www.natpro.be

  • Se regrouper pour se relier

Des ménages qui se regroupent pour acheter, ensemble, des produits alimentaires (légumes, fruits, viande, fromage…) auprès de producteurs de la région. Et s’organisent pour en assurer la distribution au sein du groupe. Voilà le principe de base des Groupes d’Achats Communs, auxquels participe un consommateur wallon ou bruxellois sur 100. « Même si l’objet premier est l’accès à une forme d’alimentation et d’approvisionnement aux antipodes du modèle de la consommation de masse, partage Paul-Marie Boulanger dans une récente et très intéressante étude de l’IDD, d’autres activités se déploient souvent autour de la nourriture et à partir d’elles, des liens humains se tissent, des échanges ont lieu, des discours se construisent. »

CD

En savoir plus : « Le boom des GAS » (août 2010), à lire sur www.iddweb.eu

Sources

Magazine Symbioses n°88: De l'assiette à la Terre

pdf

Bons plans de consomm (PDF)


Indicateurs

Autres informations liées à cette expérience :

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