La ferme du parc Maximilien

Expérience réalisée par
Ferme Pédagogique Maximilien (A.S.B.L.).
Cadre
socio-culturel (associations: sport., cult., environ.,...), professionnel (entreprises, organisations, commerces, syndicats,...)
Public(s)
tous publics - famille.
Thème(s)
développement / solidarité internationale, citoyenneté.
Mots clés
migration, nature, animal, compost, multi-culturalité, multiculturel, culture, citoyenneté.
Date & durée de réalisation
2017.
Lieu de réalisation
Région Bruxelloise (1000).

Description de l'expérience

Le parc Maximilien, à Bruxelles, est au cœur de l'actualité depuis que des centaines de migrants s'y sont installés, il y a deux ans d’abord, cette année encore. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il y a là une ferme pédagogique. Une belle occasion pour les enfants et adultes venus de loin de vivre un moment de sérénité au contact des animaux et de la nature.

Là, en plein centre de Bruxelles, entre hauts immeubles et larges boulevards, se dandinent poules et oies, errent ânes, chevaux et moutons, non loin de potagers, composts, ruches et hôtels à insectes. A deux pas du parc Maximilien, la ferme pédagogique du même nom (quoique récemment rebaptisée « Maxi Mille Liens ») accueille tant les habitants du quartier que les curieux de passage. Des groupes d'enfants et d'adultes viennent ici vivre des animations, stages et autres activités d'éducation à l'environnement. « La ferme est véritablement ancrée dans le quartier, un quartier parfois considéré comme ‘difficile’, explique le directeur de la ferme, Yves Wauters. Nous tentons donc de dynamiser les relations entre les habitants du quartier, dans un but de cohésion sociale. Et cela passe notamment par de nombreux partenariats avec des associations locales. »

Il y a près de 2 ans, l'équipe de la ferme a rejoint le mouvement citoyen et associatif présent au parc Maximilien pour soutenir les candidats à l’asile. Pour rappel, des centaines de personnes venues de Syrie, d’Irak, d’Erythrée, du Soudan... attendaient là de voir leur demande enregistrée par l'Office des étrangers, dont les bureaux sont situés à deux pas. Les enfants de l'école de devoirs, improvisée par quelques citoyens sur le camp de réfugiés, sont venus à la ferme pour découvrir le monde des animaux. « Nous sommes convaincus que le relation à la nature et aux animaux apporte beaucoup de bien-être aux enfants. Surtout ces enfants-là, qui vivaient un parcours très difficile. Etre au contact des animaux, les sentir, les serrer dans leurs bras, cela leur apportait un peu de sérénité. Au travers du contact à l'animal, c'est aussi plus facile d'installer une relation paisible et de confiance. » Des groupes d'adultes sont aussi venus visiter la ferme. « Ce fut l'occasion de les éveiller à la nature, au compost, à la gestion des déchets. » La ferme a par ailleurs construit un compost dans le parc même, afin d'aider à la gestion des déchets sur le camp.

Ces actions ne se sont pas poursuivies avec les migrants arrivés ces derniers mois. Yves Wauters explique : « Les migrants présents au parc pour l'instant sont davantage des gens de passage et qui se sentent poursuivis, car traqués constamment par la police. » La déclaration en septembre du Secrétaire d’Etat à la Migration, estimant qu’il fallait « nettoyer » le parc Maximilien, n’a rien arrangé. La peur s’est installée. Et pendant ce temps là, dans le parc, des êtres humains tentent de trouver un refuge, quelque part, là où il fait mieux vivre...

Céline Teret

Sources

Magazine Symbioses 116 : Migration

Indicateurs

Autres informations liées à cette expérience :

Plus d'infos
Contact : Ferme Maxi Mille Liens - 02 201 56 09 -
 www.lafermeduparcmaximilien.be

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