le Parc naturel transfrontalier du Hainaut (PNTH) recrute Chargé(e) de mission transfrontalier(ère) Gouvernance territor

Offre publiée le
11/04/2019 .

Présentation :

Recrutement d’un(e) Chargé(e) de mission transfrontalier(ère)

Gouvernance territoriale



Contexte territorial


Le Parc naturel régional Scarpe-Escaut (F) et le Parc naturel des Plaines de l’Escaut forment le territoire du Parc naturel transfrontalier du Hainaut (PNTH). La coopération transfrontalière entre les deux territoires a commencé dès 1989 et s’est renforcée au travers de plusieurs programmes Interreg, de nombreuses actions et une convergence de leurs documents stratégiques.

Le Parc naturel transfrontalier du Hainaut est un territoire de 55 communes françaises et 7 entités communales wallonnes (71 villages), 945 km2 hectares et 300 000 habitants.

Le PN des Plaines de l’Escaut fait partie des 11 Parcs naturels de Wallonie. Le PNR Scarpe-Escaut, fait partie des 53 parcs naturels régionaux de France.




Missions et objectifs du poste



Le poste s’inscrit dans le programme Interreg V « France-Wallonie-Vlaanderen » et le projet «Parc naturel transfrontalier du Hainaut : la gouvernance transfrontalière et partenariale du Groupement européen de coopération territoriale » dont le chef de file est le PN des Plaines de l’Escaut (période 2018-2022).
 
L’objectif du projet vise à structurer et pérenniser la gouvernance politique et technique du Parc naturel transfrontalier du Hainaut autour d’une gouvernance multi-partenariale du territoire. Cette gouvernance s’inscrit dans le cadre d’un GECT (Groupement Européen de Coopération Territoriale).

Avec ce nouveau projet, le PNTH franchira une étape décisive en lien avec la maturation de la coopération transfrontalière entre les élus et les acteurs et gestionnaires techniques et institutionnels. Cette structuration permettra de dépasser le niveau actuel de coopération transfrontalière en l’institutionnalisant avec l’ensemble des acteurs et des gestionnaires du territoire.

La démarche du PNTH demande également de s’attacher au pilotage du territoire sur base d’une approche stratégique (un système d’évaluation, objectifs et projets). Cette démarche s’appuiera sur des séminaires, des formations et des outillages spécifiques, et donnera lieu à la réalisation d’un diagnostic actualisé du territoire, à l’évaluation des documents existants (charte et plan de gestion).

Une autre facette de cette approche sera de lever les obstacles à la collaboration transfrontalière d’une part en favorisant à la demande la diffusion d’informations sur la réglementation, sur les services existants… et d’autre part en proposant le cas échéant des solutions afin de lever ces obstacles. Cela prendra la forme d’un « guichet » transfrontalier.

Le (la) chargé(e) de mission transfrontalier sera chargé(e) d’assurer la mise en œuvre, le suivi et l’animation de ce projet transfrontalier. Il (elle) développera les liens avec les acteurs du territoire et les Parcs.





Profil requis et aptitudes



Formation :

  • Bac + 5, formation attendue dans le domaine de l’aménagement du territoire, de la gestion des espaces ruraux ou toutes autres formations et expériences probantes en la matière
  • Très bonnes connaissances des institutions françaises et wallonnes
  • Maîtrise de l’anglais
  • Compétences appliquées en matière de conduite de projets
  • Connaissances en informatique (logiciels bureautique Word, Excel, Power point)
  • Nécessité du permis B



Aptitudes personnelles :

  • aptitude et expériences à l’animation d’équipe
  • sens des relations humaines et aisance relationnelle
  • sens de l’organisation du travail, méthode et rigueur
  • capacités de synthèse, d’analyse et de rédaction
  • esprit d’initiative, force de propositions




Positionnement hiérarchique et relations fonctionnelles


Le (la) chargé(e) de mission transfrontalier(ère) effectuera sa mission sous l’autorité hiérarchique des 2 directions de parcs naturels.

Par ailleurs, il (elle) est appelé(e), au titre de sa mission, à conduire ses travaux en collaboration étroite avec les élus et les équipes techniques des deux parcs, et à avoir des relations et échanges avec de nombreux acteurs et élus du territoire ainsi qu’avec des interlocuteurs régionaux, départementaux et nationaux de France et de Belgique, ainsi qu’à un niveau international (réseau de la Fédération Europarc).


Statut, conditions et prise de poste

Poste à temps complet. Contractuel à durée déterminée (CDD) de 1 an renouvelable.

Le poste sera basé au siège des 2 parcs naturels, à savoir à SAINT-AMAND-LES-EAUX (France), 357 rue Notre Dame d’Amour et à BON-SECOURS (Belgique), Rue des Sapins 31.

Moyen mis à disposition :
bureautique et informatique, véhicule de service sur réservation.


Date limite de dépôts des candidatures aux Parcs naturels :         30 avril 2019

Les candidatures à ce poste (une lettre de motivation circonstanciée et un CV complet) sont à adresser par courrier ou courriel à l’une des adresses suivantes :


Parc naturel des Plaines de l’Escaut
Rue des Sapins, 31
B – 7603 Bon-Secours
Tél. +32 (0)69 77 98 10 – Fax : +32 (0)69 77 98 11
info@pnpe.be
www.plainesdelescaut.be


Parc naturel régional Scarpe-Escaut
357, rue Notre Dame d’Amour
F – 59230 Saint-Amand-les-Eaux
Tél. +33 (0)3 27 19 19 70 – Fax : +33 (0)3 27 19 19 71
contact@pnr-scarpe-escaut.fr
www.pnr-scarpe-escaut.fr


Annexe - présentation du projet

1. Structuration politique et technique du PNTH

Il s'agit d'organiser et de structurer le pilotage politique du territoire transfrontalier et son articulation avec les partenaires institutionnels et gestionnaires du territoire (volet technique).
Les élus sont en effet parties prenantes dans les orientations des politiques et actions qui peuvent à la fois rencontrer les problématiques du territoire et à la fois assurer un développement intégré dans le contexte du Parc naturel transfrontalier, sur le long terme.

Différentes  opportunités  s'offrent  au  Parc  naturel  transfrontalier  en  matière  d'organisation  politique transfrontalière  et  tenant  compte  des  organes  institutionnels  existants  et  de  l'organisation  institutionnelle actuelle du territoire. Il s'agit donc de déterminer et d'organiser la fonction et le rôle « politique » du pilotage du PNTH dans le cadre d'une gouvernance institutionnalisée et intégrée.

Le pilotage politique ne peut s'envisager sans une démarche forte de structuration "technique". Sur  le  territoire  du  PNTH,  une  multitude  d'acteurs  institutionnels  interviennent  dans  le  cadre  de  leurs compétences et de leurs prérogatives. Il s'agit de positionner la gouvernance transfrontalière en regard de cette structuration existante. Ce  module  veillera  à intégrer une  dimension  et  un  rapprochement  transfrontaliers  entre  ces  acteurs institutionnels et gestionnaires du territoire dont l'action s'arrête souvent à la frontière. L'ensemble  de  ces  structures  sera  amené  avec  les  élus  à  déterminer,  valider  et  mettre  en  œuvre  une stratégie transfrontalière qui incarnera la plus-value de cette gouvernance transfrontalière.

Une gouvernance transfrontalière intégrée amène également à repenser l'organisation technique des 2 parcs naturels. Au-delà des collaborations transfrontalières entre les équipes techniques des parcs naturels sur  des  projets,  il  doit  être  envisagé  de  nouveaux  modes  de  fonctionnement  structurels,  en  adéquation avec le pilotage transfrontalier du territoire. Le rôle d'animation du territoire devra ainsi être renforcé.


Il s'agira donc particulièrement d'établir les conditions de mise en réseau transfrontalière, d'une part des partenaires institutionnels spécifiques de chaque parc naturel et d'autre part des gestionnaires du territoire. Les réglementations nationales de chaque pays ne facilitent pas toujours (voire ne permettent pas) l'action d'un  gestionnaire  au-delà  de  la  frontière,  même  si  cela  touche  à  une  problématique  transfrontalière.  Les mécanismes d'action et de concertation font souvent défaut.

Il s'agira pour ce module d'établir les correspondances entre les compétences existantes de part et d'autre de  la  frontière,  et  le  cas  échéant  d'établir  les  modes  d'organisation  permettant  à  ces  partenaires  et gestionnaires institutionnels d'abord de se connaitre puis de se concerter, de collaborer voire de mener des projets  communs.  Cela  pourra  se  construire  via  des  groupes  de  travail  et  conventionnement  entre  les parties concernées.

2. Mise en œuvre d'une stratégie transfrontalière

Le  pilotage  du  territoire  tant  au  niveau  politique  avec  les  élus  que  technique  sur  base  des  partenaires institutionnels et des gestionnaires du territoire doit être focalisé sur la mise en œuvre d'un "programme" d'actions, s'inscrivant dans une stratégie plus globale. La formalisation d'une stratégie transfrontalière est donc primordiale pour la gouvernance transfrontalière mais constitue déjà une action concrète en soi. Cela représentera une innovation à l'échelle d'un parc naturel transfrontalier.

La  définition  de  cette  stratégie  doit  pouvoir  reposer  sur  un  état  des  lieux  autour  de  thématiques transfrontalières pertinentes. D'autre  part,  au-delà  d'une  photographie  statique  du  territoire  à  un  temps  T,  le  diagnostic  sera  mis  en perspective de manière prospective. Enfin, l'analyse transversale sera privilégiée au détriment d'une vision sectorielle et thématique.

Il s'agira par ailleurs d'évaluer un certain nombre d'actions menées précédemment par les parcs naturel dans leur domaine de référence (biodiversité, paysage...) et qui permettra de compléter le diagnostic. Le volet  «  mobilisation  »  inclus  dans  la  Charte  du  PNRSE  et  dans  le  Plan  de  gestion  du  PNPE  sera particulièrement évalué sous la forme d'un recueil d'expériences.

A partir de ce diagnostic participatif et "sensible", démarche nouvelle pour ce territoire, une série d'enjeux sera définie. Ces enjeux représentent des problématiques qui portent des changements, des évolutions du territoire et qui nécessitent d'être pris en compte par la stratégie transfrontalière.

Le diagnostic et les enjeux permettront de structurer une série d'objectifs traduisant l'ambition du territoire transfrontalier.  Cette  déclinaison  d'objectifs  stratégiques  et  opérationnels  identifiera  un  programme d'actions à 3 ans et à 10 ans. Un rendu final de la stratégie transfrontalière sera rédigé et devra faire l'objet d'une validation auprès des différentes instances concernées.

Une dynamique participative et de co-construction accompagnera l'ensemble de la démarche et favorisera une appropriation de l'ensemble des acteurs. Le  module  veillera  à  accentuer  le  caractère  opérationnel  de  la  stratégie  transfrontalière  avec  la  mise  en œuvre d'un programme d'actions à court, moyen et long terme.

3. Mise en œuvre d'un programme d'actions transfrontalier

Découlant  de  la  stratégie  transfrontalière,  un  programme  d'actions  doit  pouvoir  être  rapidement  mis  en œuvre. Non seulement cette démarche permettra de mettre en œuvre des actions précédemment programmées mais qui ne pouvaient se réaliser en raison de l'effet "frontière", mais aussi, cette stratégie transfrontalière permettra de faire émerger de nouvelles actions de par l'articulation, la concertation et la co-construction établies avec les différents partenaires.

Ce programme d'actions constituera une véritable plus-value de cette gouvernance transfrontalière.
Une  partie  de  ces  actions  concernera  plus  directement  le  travail  mené  par  les  2  parcs  naturels.  Celui-ci sera remis en perspective et amènera de nouvelles opportunités d'actions transfrontalières dans le cadre d'une approche intégrée à l'échelle des équipes techniques des parcs.

Afin  de  toucher  une  autre  (nouvelle)  catégorie  d'acteurs,  la  gouvernance  transfrontalière  incarnée  par  le GECT doit pouvoir se positionner comme un facilitateur de projets transfrontaliers sur le territoire du PNTH, en dépassant le cadre des thématiques naturelles de travail des parcs.

C'est  ainsi  qu'il  s'agit  de  favoriser  l'émergence  de  projets  transfrontaliers  quelles  que  soient  leurs thématiques (économique, sociale, environnementale...) afin de concrétiser la stratégie transfrontalière.

Une autre facette de cette approche sera de lever les obstacles à la collaboration transfrontalière d'une part en favorisant à la demande la diffusion d'information sur la réglementation, sur les services existants... et d'autre part en proposant le cas échéant des solutions afin de lever ces obstacles. Cela prendra la forme d'un « guichet » transfrontalier. De nombreuses opportunités de projets transfrontaliers pourront ainsi être développées que ce soit au niveau des habitants ou des collectivités. Il  s'agit  de  renforcer  la  notion  d'usage  transfrontalier  du  territoire  du  PNTH  et  de  l'ancrer  dans  la  vie quotidienne de ses habitants. Le   module   de   travail   identifiera   le   cas   échéant   des   obstacles   à   la   mise   en   œuvre   d'actions transfrontalières, sera force de proposition pour les lever ou en dernier ressort sensibilisera les autorités compétentes.

Un incubateur de projets transfrontaliers et un guichet virtuel seront mis en place.