Jardin d'hiver

Auteur(s)
Paul Rey (illustration, texte).
Éditeur
Sarbacane.
Date et lieu d'édition
2019 -
Prix indicatif
23,50€
Approche
bande dessinée.
Support
Thème(s)
alimentation.
Mots clés
alimentation, OGM, agriculture, industrie agro-alimentaire, biodiversité, dystopie.
Public(s)
jeunes, adultes.
Tranche d'âge
15 à 99 ans

Présentation :

Depuis quelques années, Raoul travaille dans un restaurant certes étoilé, mais dont le seul fournisseur d'aliments est SYNTHÉSIA, une société multinationale qui fournit en exclusivité la planète en pilules OGM de "plats automatiques", depuis qu'un terrible mal a détruit toute forme de vie végétale sur la Terre. Tout va complètement basculer le jour où Raoul va acheter une graine au marché noir. Dès lors, la terrible BAN (Brigade Anti-Nature) le prend en chasse...

Avis et conseil d'utilisation :

Dans un futur indéterminé, suite à une épidémie ayant ravagé la population, la nourriture est produite par une entreprise monopolistique, Synthésia, sous forme de pilules de « plats automatiques », également utilisée dans le restaurant « gastronomique » du vieux chef Lartigue, qui cultive néanmoins en douce des légumes à l’ancienne dans une serre sur les toits. Son second, Raoul, poursuivi par la Brigade Anti-Nature pour avoir acheté une vraie graine, et acculé à dénoncer son chef, s’enfuit avec lui et sa compagne, pour se réfugier dans une communauté dans une zone isolée.

Cette BD dystopique évoque un futur où l’agriculture a disparu, où une multinationale impose et contrôle complètement la production de nourriture, et où la liberté individuelle est limitée à un cadre très strict. Une vision pessimiste de l’avenir, qui alerte sur l’emprise de l’industrie agro-alimentaire sur le vivant et les choix alimentaires, et où les héros rebelles finissent par faire des compromis pour survivre en privilégiés dans un monde coupé de la nature et dictatorial. SHa

Soyons honnête, je n’apprécie ici ni le dessin ni les couleurs et il est donc fort probable que je sois passé à côté de cette BD si nous ne l’avions reçue en service de presse… Pourtant, après lecture, il faut bien admettre que ce récit prenant et sans concession se lit d’une traite et avec plaisir. En ce sens, Il est donc parfaitement réussi et on peut même imaginer que l’étrangeté de la palette de couleurs choisie en amplifie la force…
Mieux, au-delà d’une dystopie très noire, cette BD pourrait également servir à ouvrir le champ à plusieurs discussions/débats. Par exemple : est-il sensé de poser des actes de ‘rébellion’, consistant ici à cultiver soi-même en secret plusieurs plantes, dans le contexte d’un monde décharné où toute la nature sauvage a été anéantie par une maladie et où seul subsistent comme sources de nourriture des cultures artificielles en environnement stérile ?
Au-delà de la lecture, se pose donc en filigrane des questions relatives à la liberté, à la gestion des risques et à l’organisation sociale : quel niveau de démocratie reste possible après une telle catastrophe ? A quel moment le bien commun supplante-t-il le bien individuel ? Quels abus cela permet-il ? Dans un tel contexte, pas sûr qu’il existe des réponses faciles à ces questions… FdT

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