14e Rencontres de l'ErE : ErE et inclusion sociale - Traces - Travail de la terre

Informations générales

Les projets

Jardiner par besoin, partager par envie

Deux jours par semaine, une vingtaine de personnes socialement fragilisées, pauvres et mal logées, se rencontrent dans le «Jardin de la résistance», à Jumet. Créé par Solidarités Nouvelles, asbl reconnue Service d'Insertion Sociale, ce potager permet à des personnes de sortir de la solitude, d’accomplir un travail collectif et de planter les graines d’un renouveau. Au départ d'activités de jardinage biologique, elles retissent des liens et découvrent diverses approches en lien avec l’alimentation, la santé, le bien-être, l'entraide...

Intervenante : Stéphanie Mourue - Solidarités Nouvelles

  • « Ici, on ne te demande pas d’où tu viens, si tu as des diplômes, ça s’est fantastique » (source, reportage vidéo ci-dessous)
  • voir la vidéo produite par la Maison pour Association en collaboration avec Espace Environnement dans le cadre du projet de Réseau Jaquady à Charleroi

Le travail de la terre, occasion d’un enracinement

La Régie d’habitat rural en Val de Sambre s’est installée dans la Ferme de la Forestaille, à Lobbes. Elle y développe un projet d’insertion socioprofessionnelle, centré sur le maraîchage biologique et l’entretien d’espaces verts. Au-delà de l’acquisition de savoirs, savoir faire, savoir être, le travail de la terre est surtout l’occasion d’un enracinement et la sérénité des lieux est propice à la construction de projets personnels et professionnels pour les stagiaires.

Intervenant : Jean François Tesain - Forestaille - Régie d’habitat rural en Val de Sambre asbl

Quand alphabétisation rime avec plantation, dans le « Jardin des Reines Vertes »

Des femmes issues de l’immigration prolongent leur apprentissage du Français dans le jardin collectif du GAFFI (Groupe d'Animation et de Formation des Femmes Immigrées), à Schaerbeek. Dans leur pays d’origine, elles vivaient à la campagne. Ici, les pavés de la ville et la vie en appartement semblent leur avoir retiré ce contact avec la terre. D’où leur demande de créer ce jardin. Elles y cultivent la terre, dans des bacs, découvrent des fruits et légumes, échangent des savoirs et savoir-faire, gèrent cet espace collectif et façonnent le terreau de leur autonomie.

Intervenantes : Aline Dehasse du Début des Haricots et Valérie Legrand du Groupe d'Animation et de Formation des Femmes Immigrées (GAFFI)

  • Question posée lors de l’atelier : « Faut-il viser l’autonomie du projet ou l’autonomie des personnes ?»
  • Les objectifs du projet expliqués par le Gaffi
  • « En Guinée, on a aussi des potirons, mais différents. Et des tomates. Mais pas de courgettes. J’aime venir au jardin pour apprendre de nouveaux légumes et pour être avec les autres femmes.»
  • Extrait de l’article (pdf) « Les Reines Vertes du Quartier », Symbioses 91 - 2013

La Rochelle : ne dites pas « bénéficiaires » mais « coopérateurs-jardiniers »

La Maison de quartier La Rochelle soutient depuis plus de quinze ans des personnes faibles, fragilisées économiquement, socialement et culturellement, en luttant contre la logique d’assistance dans laquelle sont plongées bon nombre de personnes précarisées. La Rochelle est un espace de vie communautaire où les personnes précarisées sont les actrices des projets. Elles organisent elles-mêmes les services qui leur permettent d’affronter leurs conditions de vie difficiles. Depuis septembre 2008, un ancien terrain de football a été mis à disposition de l’asbl. Un groupe s’est réuni et a mis au point un plan d’action et une charte pour l’aménagement et l’utilisation de celui-ci. Les membres du groupe sont devenus des coopérateurs-jardiniers.

Intervenant : Marini Claudio de l’asbl La Rochelle

Le participatif au service de l’inclusion social : pourquoi ? Comment ?

Comment faire en sorte que les personnes - toutes les personnes - soient réellement porteuses de leur potager collectif ? Quelles sont les clés méthodo-pédagogiques pour que ce projet soit réellement participatif ? Réponses avec Espace Environnement, qui est depuis de nombreuses années impliqué dans diverses initiatives locales de potagers collectifs. L'échange, le respect de l'autre, la convivialité et l'apprentissage du travail de la terre permettent à une mixité de public de s’y réunir autour de projets communs.

Intervenante : Delphine Fontenoy de Espace Environnement

Jardiner, en prison

Le lieu, 80 bacs de terre entourés d’un grillage de 5 mètres de haut et de 4 caméras de surveillance. Le jardin aussi est en prison... et pourtant. Par le travail de la terre dans des parcelles collectives et individuelles, le temps coule plus vite, les corps se détendent dans l’action, les esprits se nourrissent de souvenirs, d’apprentissages, d’échanges pour permettre à chacun de tenir, de se reconstruire, d’espérer dans un endroit humanisé. On y parle de techniques, de production, de botanique, mais aussi de beauté, d’estime de soi, de fierté. On relève la tête. Enfin, on rêve de développer le projet par des émissions radio, des articles de journaux, un atelier cuisine, un atelier d’art végétal...

Intervenant : Christian Dave - CRIE du Fourneau Saint-Michel

Les échanges entre les participants

"Premiers pas" - en début de journée, chaque participant a été invité à répondre individuellement à la question “Pour moi, faire de l’ErE et de l’inclusion sociale sur la thématique du travail de la terre, c’est…”. Des réponses qui ont ensuite été partagées à l’ensemble du groupe.

"Nappes du world café" - durant la présentation des projets, les intervenants et les participants ont été invités à noter sur une nappe les atouts et faiblesses identifiées, d’abord sous l’angle du « pourquoi » (les enjeux, pour répondre à quels besoins des personnes, ...) et ensuite sous l’angle du « comment » (les méthodes pour y arriver, les objectifs visés,…)

"Synthèse collective" - pour cette journée « travail de la terre », les participants, réunis en petits groupes, ont du relever le défi suivant : se transformer en sculpture vivante pour répondre à la question « pourquoi et comment adapter nos pratiques d’ErE avec un public en situation de précarité ». Muette au départ, la sculpture parle ensuite au travers de 5 phylactères, dans lesquels ce qui est signifié par la sculpture apparaît en mots clefs.

  • Regarder le résultat à travers cette vidéo !

Des outils

Merci au centre de documentation d’Espace Environnement qui a proposé, pour chaque journée, une sélection d’ouvrages en lien avec le thème :

D’autres outils ont été présentés :

Ces Rencontres sont coordonnées par



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Avec le soutien de la Région wallonne, de la Fédération Wallonie Bruxelles, de la Loterie Nationale et de la Province de Namur