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Outil pédagogique

Le manifeste de l'eau

Pour un contrat mondial

1998 : Karachi, violentes manifestations dans les quartiers populaires causées par la non-distribution d'eau pendant 2 jours entiers ; Papouasie-Nouvelle Guinée : plus d'un million de personnes sont en état critique par manque d'eau et de vivres pour cause de sécheresse. 1997 : en Essonne (Franco, pour la fabrication de puces électoniques IBM pompe 2,7 millions de me d'eau très pure parce que captée dans une nappe souterraine très ancienne. Or celle-ci est protégée par le schéma d'aménagement de la gestion de l'eau. Pourquoi les autorités publiques en ont-elles autorisé l'exploitation ? 1997 toujours, Manille : la pénurie d'eau touche plus de 40% de la population et 50% de l'eau se perd pour cause de fuites. Il n'y a pas de système d'assainissement, l'eau accessible est largement polluée. Les services des eaux passent sous le contrôle d'entreprises privées parmi lesquelles l'américain Bechtel et la française Lyonnaise des eaux. Il s'agit de la transaction mondiale la plus importante en matière d'eau, En 97 et 98, la Lyonnaise des eaux s'est vu confier la gestion de l'eau de 10 grandes villes du monde. La privatisation est en marche. Entre-temps les " guerres de l'eau " se poursuivent en Asie mineure, au Moyen-Orient et en Asie. Bref, parmi les principales causes du problème-eau on trouve les pouvoirs (Politique, technocratique, économique, financier, symbolique, culturel) détenus par des " seigneurs " pour qui l'eau est une source de puissance, de richesse et de domination.

Le contrat mondial de l'eau se fonde sur le principe que l'eau appartient aux habitants de la Terre. Il est inspiré par deux finalités : l'accès de base à l'eau pour tous et sa gestion solidaire et durable, impliquant des devoirs de solidarité, de cohérence pour ne pas mettre en péril les libertés et les droits des générations futures et de protection et de respect envers l'écosystème Terre.

Le Manifeste de l'eau est une initiative du Groupe de Lisbonne et de la fundaçào Mario Soares. Il bénéficie de l'appui du Comité Promoteur mondial pour le contrat de l'eau, présidé par Mario Soares et dont les membres viennent d'Afrique, d'Amérique (du Nord et du Sud), d'Asie et d'Europe occidentale.